
«KIKI DE MONTPARNASSE» de Catel & Bocquet Ecritures / Casterman En 1913, une gamine mal dégrossie qui se nourrit de saucissons à l'ail et de vin rouge quitte sa bourgogne natale pour s'installer à Paris. Rien ne la prédestinait à une carrière artistique, mais la jeune fille a un flair de coquette pour repérer les jeunes talents capables de la peindre, de l'embellir et de la rendre éternelle. Cette première biographie dessinée de Kiki de Montparnasse signée Catel et Boquet nous plonge dans le Paris très libertin des années 20 et raconte avec émotion la grandeur et la décadence d'une véritable star.
LES ESSENTIELS D'ANGOULEME
«EXIT WOUNDS»de Rutu ModanActes Sud BDIsraël, 2002.
Liés malgré eux par l'identité inconnue d'une victime d'attentat kamikaze, Numi et Koby mènent l'enquête pour retrouver un homme - l'amant de la première, le père du second. A travers leurs recherches désespérées, ponctuées de bonnes et de mauvaises surprises, Rutu Modan (née en 1966) dresse le portrait d'une société en perte de repères, et, plus symboliquement, de pères... Porté par un dessin minimaliste, ce roman graphique apporte, par le prisme de la fiction, un témoignage humaniste de la vie au Proche-Orient.

«LA MARIE EN PLASTIQUE»de Pascal Rabate & David Prudhomme FuturopolisQue sait-on de la vie des policiers, au-delà des clichés du polar ? Ce récit très réaliste nous plonge dans le quotidien d'un inspecteur, en dévoilant le secret des planques, des heures passées dans les camionnettes banalisées, des photos prises aux téléobjectifs et des filatures... Ces « effets de réel » particulièrement impressionnants ont été inspirés par un vieux briscard des renseignements généraux. Une ambiance de vécu à 400% grâce au récit de Pierre Dragon et au dessin saisissant de Frederik Peeters, qui réalise l'un de ses albums les plus inattendus. 
«L’ELEPHANT» de Isabelle Pralong Vertige Graphic.
«MOOMIN» de Tove Jansson Le Petit Lézard
PRIX RENE GOSCINNY








K.G. Il y a deux ans j'avais demandé à 15 auteurs, peintres, écrivains, poètes, anthropologue, de travailler sur la vaste thématique du voyage. Ils ont abordé le voyage géographique, mais aussi imaginaire, dans l'amour, la mort, le temps etc. Après la manière dont il existe dans ses spécificités de transmission est née de cette passion pour le voyage et pour l'altérité. Et quand je dis « passion », il s'agit bien de rapport passionnel, puisqu'il y a un rapport amour/haine très fort qui peut surgir en voyage vis à vis de celui que l'on ne connait pas ou qu'on ne comprend pas. Lorsque je suis revenue, j'ai décidé d'éditer Traverses sous la forme d'un ouvrage qui s'échange, un ouvrage qui passant d'une main à l'autre crée du lien entre les gens. Cet ouvrage symboliquement cristallise le fait de surmonter le choc culturel lié à l'Autre et d'aller de l'avant. Il est intimement lié aux interrogations de ce voyage à pied de Paris à Jérusalem. C'est un livre qui voyage de main en main physiquement, mais qu'on invite également à envoyer ou montrer par des voies numériques, en particulier en passant par les métaverses et l'Internet.
K.G. C'est un livre qui utilise littéralement les lecteurs pour se déplacer sur la planète. On peut suivre ses migrations sur le globe terrestre à partir de cartes numériques grâce au nom imaginaire quel les lecteurs entrent sur le site. A l'heure actuelle il y a des livres en France, au Mexique, aux Etats Unis, en Nouvelle Zélande, au Burkina Faso, en Italie, etc., et ce n'est que le début !





